Prendre soin de lui, pour le laisser grandir

Bowlby l’a dit , « le bébé seul n’existe pas ». Des sa naissance l’enfant a autour de lui une sphère protectrice. C’est dans cette sphère que l’enfant va se développer, et puiser les outils nécessaires à faire de lui un adulte, au sens physiologique et social.

« Il faut tout un village pour élever un enfant « …

Cette sphère ressourçant est composée de sa famille proche, son père, sa mère … mais aussi de toutes les personnes qui s’occupent de lui, sont en interaction avec lui : une assistante maternelle, une voisine … Dans la théorie de l’attachement, l’on nomme ces personnes « caregiver », qui prend soin. Entendre aussi, protège, sécurise, permet la survie. Le « caregiver » permet à l’enfant de grandir, en confiance, dans une relation d’affection. Par nature, l’enfant va s’attacher à cette personne qui donne le soin, qui le sécurise. Cette personne qui écoute ses besoins et les assouvie.

La première forme de l’attachement reste la proximité. C’est pourquoi l’allaitement, avec sa relation de peau à peau, de grande proximité entre la mère et l’enfant, crée un sentiment de sécurité absolue pour l’enfant. L’enfant est à la fois nourri, réchauffé, couvé. Il est apaisé et se conforte dans cette relation proximale.

Une proximité que l’on retrouve aussi dans le massage ou le peau à peau. Le livre Shantala de F.Leboyer en est une belle image. Le contact des mains, la chaleur de l’huile, les bienfaits des massages, tout ce rituel procure à l’enfant un sentiment de bien être et de sécurité. Les massages peuvent être relaxant ou apaisants. L’enfant crée alors un lien avec la personne qui lui procure se sentiment de bien être. Sentiment qui se répercute aussi souvent sur le « caregiver ». Je vous laisse aller lire chez JulieChall un bel article sur ce moment intense et ressourçant du massage. j’ai moi même pu observer à quel point le massage peu apaiser un enfant, calmer les pleurs d’un bébé, et décharge le stress de la maternité.

La proximité passe aussi, et essentiellement selon moi par l’écoute. L’écoute des besoins de l’enfant est primordial dans la théorie de l’attachement. Si l’on veut que l’enfant se sente bien, si l’on veut pour lui le meilleur équilibre, il faut savoir écouter ses besoins, et non les lui imposer.

De cette façon, même les soins les plus invasifs peuvent être faits avec calme et tendresse. Dans une relation d’échange, nous pouvons expliquer à l’enfant ce que nous allons faire, prendre le temps pour ne pas affoler un nouveau-né … Un très beau concept mis en place par Emmi Pikler que vous pouvez retrouver chez Muuum cette semaine.

L’écoute chez un bébé se réfère forcement aux pleurs de l’enfant. Parce que les pleurs sont pendant les 1ers moins le seul moyen d’expression du nouveau-né, ils sont à la fois des signaux d’alerte et des émotions trop fortes. Les pleurs expriment toujours quelques choses. « Un enfant que l’on laisserait pleurer, ce sent abandonné (…) ses pleurs qui cessent sont un signe de renoncement », le concept de Continuum. L’enfant à besoin de proximité. Le laisser pleurer ne fera qu’accentuer son sentiment d’abandon, il se sentira incompris. Il est vrai que les pleurs incessants d’un bébé deviennent parfois insoutenables lorsqu’on les mélange à notre fatigue. Il est parfois difficile, dans ces moments, d’avoir le coeur à l’échange affectif. Laetibidule nous fait partager la vision d’A Solter, sur ce que l’on nomme « les pleurs de décharges » : ces pleurs de fin de journée, où l’enfant à besoin d’évacuer sa colère et ses émotions. Il est important d’accompagner l’enfant, de le rassurer. L’enfant a besoin de sentir un soutien affectif, « tu ne vas pas bien, mais je suis là ». Bien que je n’accroche pas à cette idée de pleurs de décharge; je ne vois pas comment l’on peut différencier les pleurs d’un enfant de moins de 18 mois … sa théorie sur l’accompagnement des pleurs de colère est très intéressante.

Et lorsque l’on parle d’Ecoute, on pense systématiquement à éducation. Pouvons nous réellement lier attachement et éducation ? attachement et punition ?? Il suffirait peut être de parler de respect …

Chez un quotidien ordinaire cette semaine, on trouve des solutions alternatives à la fessée, ce démon du siècle. On ouvre les portes de la communication non violente.

La théorie de l’attachement, c’est donc ce rôle de « caregivers » que doivent tenir les acteurs de la vie de l’enfant afin que celui ci se sente en sécurité et puisse évoluer librement, tout en sachant qu’il peut s’appuyer sur des repères affectifs solides.

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