♥ Chut, elle dort … (enfin) ♥

Lorsque l’on parle de nos nuits sans sommeil, hachées, ou NDM comme on dit dans le milieu, on s’aperçoit que l’on est loin, très loin d’être les seuls parents à avoir les cernes jusqu’au nez. Oui il apparaît clairement que nous sommes très/trop nombreux à posséder un enfant insomniaque. L’Amoureux et moi sommes nous, les heureux propriétaires d’une Miss Insomniaque de la Chiantitude. Une enfant de 14 mois, adorable, qui se transforme en gremlins assoiffé de lait passé minuit. N’en pouvant plus (et ayant explosé le budget anti-cerne et mes nerfs), nous avons décidé de prendre le problème en main. J’en parlais par ici …

Les premières nuits furent catastrophiques, puis mieux, puis à nouveau le cauchemar. La boule au ventre de l’entendre pleurer. La perte de patience, notre résignation. Ses pleurs, mes pleurs.

Puis il y a eu les nombreux messages de soutient, ceux qui compatissent, ceux qui ont réussi et qui te soutiennent de ne rien lâcher. D’autres qui attendent aussi désespérés que toi une solution, la solution. Ceux qui ont toujours dormi, ceux qui ne dorment toujours pas. Tous ils m’ont aidé. A me dire qu’un jour ça ira mieux, ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Et c’est parmi tout ces témoignages que j’ai trouvé un piste. Celle qui revenait le plus souvent. Celle qui finalement m’a semblé la plus juste. Avec l’Amoureux nous avons élaboré un plan, et il a fonctionné.

miss little okaasan-leblog

J’ai retrouvé une photo de Miss Little qui colle parfaitement au thème !

Pour commencer, l’important a été de bien prendre conscience que nous étions deux. Lui et moi. Et surtout lui. Le but étant de supprimer les réveils/tétées nocturnes, il allait donc devoir prendre le relai. Et après plusieurs mois de nuits hachées, j’allais enfin pouvoir commencer à dormir correctement. j’allais enfin rencontrer ce fameux sommeil réparateur qui me faisait espérer depuis trop longtemps.

La manœuvre est plutôt simple: Entre 20h et 20h30, Miss Little et moi avons notre moment tétée-câlins. Un moment dont je ne me passerai pour rien au monde. Je lui chante des chansons, elle tète, je lui masse ses petits pieds, elle me caresse le bras. Après une longue série de bisous et de petits bras serrés très fort autour de mon cou, je la pose doucement dans son lit, ses doudous autour d’elle. Et elle s’endort calmement.  Jusque là tout va bien.

Minuit, 1er réveil. Je n’y vais plus. C’est l’Amoureux qui prend le relai. Il va la voir, la rassure, lui parle doucement. Mais il ne la prend pas dans ses bras. Il pose la main sur elle pour la rassurer, lui dire qu’on est là, qu’elle peut se rendormir sans crainte. Il l’allonge, lui parle, lui explique. Mais il ne la sort pas de son lit. Au bout de quelques minutes, il se dirige doucement vers la porte, tout en continuant à lui parler doucement. Puis il referme la porte. C’est là que le manège de la patience commence. L’Amoureux reste derrière la porte jusqu’à ce qu’elle se soit rendormie. A chaque appel, chaque pleur il répond. Il ouvre la porte, il lui parle, la rassure tout en restant à l’entrée de la chambre. Jamais il la laisse pleurer.Il faut qu’elle prenne confiance, et pour cela il est bien sur hors de question qu’elle se sente abandonnée. Les premières nuits il est resté quelque temps derrière la porte, mais petit à petit, juste un petit mot a suffit, une simple caresse. A chacun de ses réveils nous avons fait la même chose, et petit à petit ils ont diminué.

C’était un peu difficile pour moi au début. Devoir rester ainsi en retrait alors que je la sentais triste me faisait tellement mal au cœur. Puis ses réveils se sont espacés, puis il y a eu une nuit complète, puis deux, puis trois. Il arrive encore parfois qu’elle se réveille, mais souvent elle se rendort seule avant même que l’Amoureux ne soit entré dans la chambre.

Je suis si fière d’elle, de nous. C’est vrai que pour le coup elle est matinale, et la méga-tétée du matin arrive rarement aprés 8h, mais je crois que nous avons enfin trouver notre rythme, régulier, et que tout le monde en tire bénéfice. Je me sens déjà tellement moins fatiguée, moins tendue. Ces derniers temps j’étais sur la défensive dés le réveil, le manque de sommeil avait des répercutions sur mon moral et ma patience. Aujourd’hui les matins me semblent beaucoup moins tristes.

XOXO

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8 commentaires sur « ♥ Chut, elle dort … (enfin) ♥ »

  1. Ah bah je suis bien contente de lire ça, je me demandais justement si ça allait. Bon, maintenant, c’est mon tour de dormir, c’est sur! ( je mise sur l’auto persuasion en ce moment^^)

  2. Bravo !! C’est bien de garder son calme …surtout au milieu de la nuit 😉 Au début je m’écroulais dans le couloir de sa chambre …et zhom n’est pas du genre tranquille a minuit passé et puis surtout si il se réveille a ce moment là , c’est cuit : il ne se rendort pas …Donc on a eu des nuits difficiles jusqu’à 4 ans et demie ..;et puis on a trouve l’astuce : porte entrebâillée , lumière dans le dans le couloir …Il a fallu que mon mari comprenne que sa fille était différente de lui : qu’elle se sentait sécurisée quand elle entendait du bruit …la vie de la maison , quoi …Elle a bientôt 9 ans et dors encore avec la lumière …on éteindra quand elle sera prête 😉

  3. Comme je suis heureuse que la situation se soit apaisée.
    Ici, il nous a fallu 11 mois pour que le coucher ne soit plus un cauchemar. J’ai eu beaucoup (pour ne pas dire énormément) de patience, l’homme beaucoup moins. J’ai passé de nombreuses soirées dans la chambre pour la rassurer. Et pourtant, son frère dort avec elle.
    Ce qui a finalement fonctionné, ça a été de la faire dormir dans un lit de grand, laisser la porte ouverte et la lumière du couloir allumée, en plus de la veilleuse de l’audi-baby.

  4. Super pour vous.
    Justement moi je suis sortie de chez le médecin en lui disant que je n’en pouvais plus de ne plus faire de nuits complètes – mon loustic a 13 mois, sevré depuis décembre – et grand amateur de biberons de lait à minuit, et 3h … le problème est qu’on dort dans la même chambre et qu’on cododote, on a pas trop le choix mais on a décidé de stopper les bib’s de nuit … on va mettre ça en place dès que j’ai une semaine de vacances sinon ça va être dur.
    En tout cas, tout ça pour dire que ça fait du bien de savoir qu’on est pas tout seul à avoir un enfant qui dort peu et qui ne fait pas ses nuits à 12 mois passés …

    bon courage et bravo encore

  5. Contente pour toi, pour vous !
    Je n’ai pas aussi bien géré les NDM avec ma fille (qui sont heureusement du passé aussi tout de même). Il y a quelque chose que nous avons du faire moins bien (ou moins à deux -hum hum).
    Bravo en tout cas !

  6. Très bel article et jolie étape de franchie pour vous. Bravo à toi (pas toujours facile de rester en retrait) et à ton homme pour sa patience. Ici, on a un peu suivi le même chemin que vous aux 16 mois de ma fille, sauf que mon homme ne restait pas de l’autre côté de la porte, il revenait dans la chambre, attendait un peu, laissait pleurer quelques minutes, y retournait. Ou parfois il restait dans sa chambre, la prenait dans ses bras, lui parlait, la câlinait. Super important d’avoir un papa motivé, déterminé et en même temps à l’écoute dans ces moments-là!

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